Capitale impériale de 1802 à 1945, ce sont près de 340 000 habitants qui vivent à Hué. Le fleuve Song Hurong ou rivière des Parfums traverse la ville séparant la vieille ville au nord de la cité moderne au sud. De nos jours, c’est de la pêche et du tourisme que cette ville vit principalement.

Mardi 23 Avril

Nous arrivons à 9h30 du matin à la gare de Hué après 11h de train de nuit. Il fait déjà très chaud. Le ressenti est de 47 degrés. 

Nous partons à pied après avoir déposé nos bagages à l’hôtel, en direction de la Cité Impériale.

Tout d’abord, c’est un petit stop dans une boulangerie française qui nous faut. Miam! La nourriture nous manque énormément… Du fromage, des viennoiseries, des bons petits plats mijotés… Bref, les pains aux chocolats (et non chocolatines merci) feront notre bonheur.

Nous marchons presque 15 minutes avant d’arriver devant la porte de Midi.

C’est gigantesque. Ce site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Plusieurs rois ont permis la construction de cette cité qui a été bombardée pendant la guerre.

L’entrée commence par un joli petit pont entouré de fleurs, où des nénuphars ont pris leurs droits sur la rivière en dessous.

Il nous faudra plus d’une heure pour faire le tour de la cité et encore, nous n’avons pas été dans les moindres recoins privilégiant les coins ombragés tellement la chaleur était étouffante.

C’est très joli et le fait que la nature reprenne un peu de sa splendeur à l’intérieur de la cité rend l’atmosphère très calme et sereine.

Par contre, il est assez difficile d’imaginer la vie que les empereurs et la cour pouvaient avoir autrefois.

Les jardins sont parfaitement entretenus et déambuler dans la cité est un vrai plaisir.

Je crois que nous avons trouvé notre chapeau vietnamien.

Flo réalise, comme toujours, de magnifiques photos…

La visite se termine par cette magnifique porte dont les sculptures sont spectaculaires.

Il est temps de rassasier nos petits estomacs. Un ananas nous fait de l’oeil et comme les vendeuses n’avaient pas le change de la monnaie, 3 mangues découpées ont atterri dans mes mains en un claquement de doigt… Ce n’est pas de refus.

Nous continuons notre journée par le marché de Dong Ba. Ce marché occupe une place importante dans l’économie de la ville. On y trouve de tout mais ce qui nous intéresse le plus, ce sont les fruits, les légumes et les poissons. Nous y sommes juste après le déjeuner et le marché perd de son effervescence. Tout le monde fait la sieste. Le point positif: il n’y a aucun touriste !

Nous achetons des noix de cajou très très bonnes. Certains s’occupent des poubelles tandis que d’autres en profitent pour faire un petit somme parmi les poissons ou sur une moto. 

Il fait vraiment vraiment vraiment beaucoup trop chaud pour imaginer faire quelque chose de l’après-midi. Nous rentrons donc à l’hôtel nous poser avec la clim qui sera notre meilleur ami pour le reste de la journée.

Mercredi 24 Avril

Ce matin, nous louons un scooter pour rejoindre le fameux parc aquatique abandonné situé à 9km de Hué.

Une fois sur place, nous découvrons en effet, un gigantesque parc abandonné où la nature a repris ses droits et où les déchets s’accumulent.

C’est par un petit sentier de terre que nous arrivons au point culminant du parc: le dragon.

Mais quelle était sa spécificité en tant que jeu aquatique? Dur à dire.

La-bas, nous retrouvons Fanny et Antoine, un couple de français rencontré lors de la boucle de Thakhek au Laos. Nous déambulons dans le dragon abandonné et tagué. Nous pouvons même monter jusque dans la gueule de l’animal pour avoir une vue sur le parc.

La visite se poursuit avec les toboggans et les gradins attendant désespérément leurs supporters.

La chaleur est étouffante et il n’y a presque pas d’ombre.

Nous reprenons le scooter en direction de la plage.

Nous sommes étonnés par l’aspect désertique qui émane de cet endroit. Un resort laissé à l’abandon avec sa piscine qui devait être plutôt sympathique, une plage où seuls les déchets ont la joie profiter de la vue et quelques enseignes plutôt chères qui servent des boissons et de quoi se restaurer. Les touristes n’affluent pas dans cet endroit et c’est dommage car il y a du potentiel en étant un peu imaginatif.

Nous rentrons à l’hôtel nous reposer et surtout nous mettre à l’abri de cette chaleur.

Pour le soir, nous choisirons un restaurant on ne peut plus local ! Le cocosnack coco club.

Le concept est dément. C’est un vietnamien qui a passé 15 ans en France et qui a ouvert un restaurant américanisé et kitsch mais vraiment bien réalisé. Tout y est, l’ambiance, les couleurs, la musique, le menu, la voiture à l’intérieur du restaurant, les jeux de fléchettes, les 3 motos à l’extérieur…

Le proprio nous parle en français et nous dit que tout est fait maison, la viande est exportée d’Australie, le riz et les légumes viennent d’ici… bref il nous charme avec son habit blanc et ses bretelles rouges mais surtout avec sa coupe de cheveux un peu décalé (rasé sur les côtés et les cheveux relevés sur le haut du crâne comme une pyramide).

Et nous nous régalons avec nos deux cheeseburgers.

Demain, ce sera notre dernière étape du Vietnam qui nous attendra…