C’est un ensemble d’îles et d’archipel en Océanie, situé dans la mer de Corail et l’océan Pacifique. L’île la plus grande est surnommée la Grande Terre. Longue de 400km, elle est parcourue par une grande chaine montagneuse, dont le point culminant, le mont Panié s’élève à 1629m.

Nous avons décidé de faire le tour de la Grande Terre en voiture.

Dimanche 26 Mai

Nous arrivons ENFIN en Nouvelle Calédonie. Et quelle histoire !

Je vous raconte en bref; notre vol de Denpasar était prévu le 24 Mai à 22h20. Tout se passe bien, nous embarquons, l’avion démarre, nous roulons sur la piste et là nous nous arrêtons. Retour à la case départ.

On nous informe qu’il y a eu une éruption du Mont Agung entrainant des nuages de cendres au dessus de l’aéroport. Certains vols sont suspendus pour une durée indéterminée.

Nous restons plusieurs dizaines de minutes dans l’avion le temps que tout s’organise. Puis, lorsque nous débarquons, nous repassons la douane pour qu’ils nous inscrivent « canceled » sur notre tampon de sortie du territoire. Ensuite, nous devons faire la queue jusqu’à un guichet pour savoir où nous allons passer la nuit, et nous récupérons nos bagages.

Une navette vient nous chercher aux alentours de 1h du matin pour l’hôtel Bintang Bali Resort, situé à côté de l’aéroport. C’est un superbe hôtel avec une gigantesque piscine et un accès direct à la plage.

Après une bonne nuit de sommeil, nous allons aux renseignements car aucun appel ni aucun mail durant la nuit et la matinée pour connaitre la suite des évènements.

Finalement, on nous dit qu’un bus passera nous prendre à 19h pour prendre l’avion de 22h20.

Nous passons donc la journée à l’hôtel à la piscine, à la plage… il y a pire certes si seulement nous n’avions pas 3 rdv de prévu en arrivant à Nouméa le 25…

Nous arrivons donc à Nouméa le dimanche 26 Mai après une escale à Sydney.

Nous passons récupérer la voiture de location. Là encore, il a fallu batailler pour arriver jusqu’à l’aérodrome car nous étions dimanche, et le dimanche ici c’est très très ralenti. Une fois la voiture en main, nous rejoignons Fabrice et Rémi chez eux. Ils nous prêtent tout le matériel de camping dont nous aurons besoin et en prime, ils nous hébergent pour la nuit. Ils sont adorables.

Nous passons la soirée avec Rémi (Fabrice étant infirmier, il travaillait de nuit ce soir là). Rémi nous fait visiter un peu la ville et nous emmène dans un superbe endroit au bord de la mer, les pieds dans le sable.

La musique est très sympa, le bar/restaurant est bondé. Nous trouvons une table afin de déguster un plateau de charcuterie/fromages! On en salive déjà.

Une tuerie ! Nos estomacs sont ravis.

Lundi 27 Mai

Presque 11h de sommeil sont nécessaires pour récupérer de notre nuit dans l’avion.

Le mode camping est activé !

Après avoir acheté un sac de couchage, fait les courses à Carrefour, été chez le garagiste pour changer un pneu qui était à plat, mangé au MacDo, nous voilà partis sur les routes de la Nouvelle Calédonie.

Il est déjà 16h et il nous faut parcourir 120km pour atteindre le premier camping. Nous arrivons à la tombée de la nuit. Le soleil se couche à 17h18 et ensuite, il fait nuit noire.

Juste le temps de monter la tente, de gonfler le matelas avant que le soleil ne se couche.

Il est l’heure de dîner, oui il est même pas 18h mais nous avons faim.

Mardi 28 Mai

Nous nous réveillons vers 8h du matin, la tête dans le brouillard. La nuit n’a pas été aussi excellente que nous l’aurions souhaitée. Tant pis.

Petit déjeuner englouti, matériel rangé, nous partons à la découverte de la baie des tortues, de la roche percée et du Bonhomme.

C’est vraiment magnifique!

Nous prenons le sentier de la roche percée qui nous emmène de la baie des tortues vers le Bonhomme situé sur la plage de la roche percée.

C’est un énorme rocher sculpté par les vagues depuis des décennies. Un vrai symbole national. Il représenterait un Bonhomme de profil avec un chapeau… bon j’ai essayé de le trouver ce bonhomme…

De retour à la baie des tortues, nous faisons voler le drone pour admirer le littoral. Le courant est fort à la baie des tortues, il est interdit de s’y baigner.

Nous continuons notre route vers le camping sauvage de Bouraké. Un endroit reculé au bord de la plage qui offre un panorama sur le lagon. Ce dernier est doté de nuances de bleu parfaites, nos yeux se régalent.

Les photos avec le drone sont magnifiques et nous permettent de nous rendre compte de l’endroit où nous sommes. 

La tente montée, le matelas gonflé, nous profitons du reste de la journée et des quelques rayons de soleil.

Le coucher du soleil sera magnifique. Un ciel rose jaillira peu après le dernier rayon tandis que le vent tombe. Une merveille.

Après une omelette, petits pois carottes, ce sera une nuit fraîche qui nous attendra. Heureusement que Rémi nous avait « obligés » à emporter 2 couvertures! Merci!

L’appareil photo est de sortie pour essayer de capter les étoiles…

Tous les soirs, nous jouissons d’une vue imprenable sur le ciel étoilé…

Mercredi 29 Mai

Nous nous réveillons avec cette vue superbe sur cette mer d’huile. Nous sommes toujours seuls et c’est un vrai plaisir que de profiter pleinement de la nature.

Vu la beauté de l’endroit, quelques photos s’imposent.

Aujourd’hui, nous continuons notre chemin vers le nord de l’île en direction de Koné. Nous traversons de petits villages qui semblent à peine habités. Nous nous posons sur la presqu’île de Foué à travers les mangroves.

Nous nous faisons notre sandwich jambon fromage et cela fait vraiment du bien après 6 mois de riz. On le déguste avec appétit. L’après midi, nous sommes à la recherche du cœur de Voh. Cela ne vous parle peut être pas comme cela mais regardez la photo… rendu célèbre par le photographe Yann Arthus Bertrand, publié en 1999 dans son livre : la Terre vue du ciel.

Grâce au drone nous le trouvons. Il est toujours aussi beau. La nature est magique, ne trouvez vous pas?

Une randonnée de 2h30 permet de l’admirer depuis le pic d’un sommet, malheureusement le temps presse. Ici, le soleil se couche à 17h15 et il nous faut trouver un camping et monter notre tente avant la nuit. Nous trouvons un camping, celui de Gatope en bord de mer. Mais la barrière est fermée et il est formellement interdit d’y entrer sans autorisation… Hmm… petit tour à la mairie pour une autorisation et le tour est joué. Nous y montons notre tente et nous rencontrons 2 hommes qui avaient déjà pris possession des lieux. Ils sont en vadrouilles depuis 5 à 6 ans et ont décidé de faire le tour de la grande terre à pied et en stop.

Jeudi 30 Mai

C’est avec un peu de retard que nous prenons la route en direction de la pointe nord de l’île.

Nous avons discuté avec les deux hommes du camping pendant plus d’1h30 et nous les avons déposés au plus près du coeur de Voh.

Nous nous arrêtons à Koumac, sur la plage de Kudo. Le temps de déjeuner un délicieux sandwich pâté, fromage et nous reprenons la route vers Poum. 

Nous suivons un petit sentier peu engageant pour atteindre la plage de Golone. Nous sommes seuls avec un bateau au mouillage.

Nous profitons du soleil encore haut dans le ciel pour bronzer.

Le village de Poum nous a permis de refaire le plein d’essence car ensuite dans le nord et sur la côte est, l’essence est rare.

C’est juste une heure avant le coucher de soleil que nous arrivons au camping « le relais de poingame ».

Nous trouvons une place dans le sable avec vue sur la mer. Royal !

Le temps de monter la tente, et nous voilà face au coucher du soleil.

Il est sublime. Tout est calme. La mer est d’huile, deux personnes paddlent, le soleil décline doucement derrière les montagnes éclairant le ciel d’une teinte orangée.

Nos voisins de tente nous offrent gentiment une noix de coco que Flo s’évertue à ouvrir. Enfin, rien de mieux pour l’apéro.

Vendredi 31 Mai On se réveille avec la jolie vue sur la mer et nous quittons Poum pour redescendre sur le versant est de l’île en direction de Hienghène. Nous voulions faire 2 plongées le lendemain mais comme c’était le week end de l’ascension, tout était déjà plein. Dommage. Nous nous arrêtons voir l’église de Balade située entre Ouega et Pouébo.

Nous rencontrons des motards sur leur Harley Davidson. L’un d’entre eux nous raconte l’histoire de ce lieu. Son arrière grand père a bâti cette église. Et c’est ici même que la première messe de noël a été célébrée en 1843 après l’arrivée dès missionnaires. Il y a eu des conflits entre le curé et les kanaks qui ont assassiné le curé. Cet endroit est chargé d’Histoire. Nous continuons ensuite notre route vers la cascade de Colnett.

C’est une très grande cascade montée sur plusieurs plateaux laissant place à des piscines naturelles. Plusieurs personnes, touristes comme kanaks, y passent leur week end. L’eau y est très froide et la baignade ne nous tente pas vraiment. Nous décidons d’aller voir sa voisine la cascade de Tao.

Beaucoup plus grande, on ne peut s’en approcher. Elle crache son eau depuis la falaise à travers la forêt.

Nous arrivons à Hienghène. Le temps de faire un brin de ravitaillement, nous passons quand même au centre de plongée au cas où… mais en vain.

Nous découvrons les deux rochers en forme de sphinx et de poule pondante.

La vue sur la baie depuis cette hauteur est magnifique.

Nous nous installons dans une aire aux pieds des roches lindéraliques. C’est superbe. Ces roches ont des formes très abruptes et sont formées de calcaire noir.

Flo trouve une noix de coco et après plusieurs longues minutes de combat, enfin elle cède et nous laisse gouter à son jus délicieux et à sa chair croquante. Un délice. Nous sommes seuls et le coucher du soleil est sublime. Des raviolis en boîte raviront nos estomacs. Nous pouvons observer les roussettes depuis notre tente. C’est un spot connu pour cela et nous croisons plusieurs curieux à l’affut du moindre mouvement.

Samedi 1er Juin

Après une nuit bien fraîche, nous nous réveillons au bord du lac avec vue sur les roches linderaliques. Nous nous dépêchons de partir après le petit dej car beaucoup de km nous attendent. Je conduis 140km d’affilée avec un petit constat à la clef. En effet, la voiture derrière nous nous a foncé dans le pare choc. Rien de grave et pas de blessés.

Nous nous arrêtons au bord de plage à Houailou. Bon finalement, ce n’est pas vraiment une plage mais ça fera l’affaire pour déjeuner. Les nuages cachent le soleil. Il reste encore 168km pour atteindre notre premier camping. En effet, il n’y a pas de route qui traverse l’île totalement du nord au sud. Nous sommes obligés de repasser près de Nouméa pour aller dans le sud.

Nous nous arrêtons au camping de Bouraké. Il y a beaucoup plus de monde que la première fois et pour cause, nous sommes le week end de l’Ascension et de plus, ce sont les vacances scolaires. Nous prenons possession d’un petit bout de terre à l’écart des autres, derrière une butte. Nous sommes seuls.

Les journées passent tellement vite. Le soleil se couchant à 17h20, il ne nous reste guère de temps pour faire une activité ou une randonnée. De plus, nous manquons de temps. On nous avait dit que faire le tour de la grande terre était faisable en une semaine. Je dirais plutôt en 12 ou 13 jours si l’on veut pleinement profiter des alentours.

Dimanche 2 Juin

En nous réveillant, nous voyons des chevaux faire leur bain de mer, attaché à un bateau à moteur. Plutôt sympa à regarder comme scénario surtout que les chevaux ont plutôt l’air d’apprécier.

La pluie aura raison et c’est rapidement que nous remballons tente et affaires personnelles pour rejoindre le sud de l’île vers le lac de Yaté. Une fois de plus, la pluie nous poursuivant, nous décidons de faire un stop à Nouméa. Le camping sous la pluie? Non merci.

De plus, nous commençons à saturer de monter et démonter la tente tous les jours, à manger des pâtes ou des boites de conserve. Il nous tarde de dormir dans un vrai lit et de se faire un vrai repas.

Burger King fera très bien l’affaire pour ce midi.

Quant au couchage du soir, Fabrice et Rémi nous proposent gentiment de nous héberger et de profiter du dimanche et du lundi avec eux. Clairement, ce n’est pas en France que l’on trouverait des personnes comme cela.

Notre aventure sur la Grande Terre se terminera ainsi avec Fabrice et Rémi. Ils auront la gentillesse de nous garder nos sacs le temps d’un vol sur les îles Loyautés… mais lesquelles?

Pour le savoir rendez-vous dans le prochain article.